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Enquête Opinium – QBE : Crise covid-19 : plus d’un quart des travailleurs craignent de perdre leur emploi

La pandémie de Covid-19 a profondément changé l’organisation du travail au sein des entreprises. Cette période de bouleversements profonds peut amplifier les risques psychosociaux pour les travailleurs, comme le montre l’étude Opinium pour QBE.

En effet, dans le contexte actuel, ils sont près d’un quart à craindre de perdre leur emploi tandis que 30% se sentent stressés ou surchargés au travail. Par ailleurs, la généralisation du télétravail apporte elle aussi son lot de nouveaux défis, et en particulier la lutte contre l’isolement qui touche un télétravailleur sur deux.

30% des travailleurs se disent surchargés, et 27% ont peur de perdre leur emploi

Selon l’étude Opinium menée pour QBE sur les risques rencontrés par les travailleurs en cette période, trois salariés sur dix déclarent se sentir surchargés ou stressés au travail, et 16 % d’entre eux font face à des troubles psychosociaux. Les jeunes travailleurs sont les plus touchés par les troubles psychosociaux, avec 24 % des 18-34 ans. Une problématique qui n’est pas sans conséquence sur la qualité du travail effectué puisque 17% des personnes interrogées déclarent avoir commis des erreurs en raison de problèmes psychosociaux (stress, surmenage…).

Face à cela, si la moitié des répondants (49%) pensent que leur employeur se soucie de leur bien être psychologique, ils sont tout de même 3 sur 10 à penser le contraire.

En conséquence, près d'un quart des salariés français (23%) dissimulent des problèmes psychologiques liés au travail. Et pour cause, ils sont 27% à craindre de perdre leur emploi dans un contexte de crise économique sans précédent. Or 30% des répondants pensent qu’informer leur employeur des risques psychosociaux auxquels ils font face peut nuire à leur carrière. Ici encore, ce sont les jeunes qui dissimulent le plus ces problèmes (30 % des 18-34 ans, et 20 % des 35-54 ans).

Confinement : 55% des télétravailleurs ne se sentent pas prêts à reprendre le présentiel

L’épidémie de Covid-19 a aussi bouleversé les habitudes de travail des Français. Ainsi, si 42% des travailleurs continuent de se rendre sur leur lieu de travail car leur activité ne permet pas le travail à distance, ils sont tout de même un sur trois (34%) à avoir travaillé à domicile de manière prolongée (4 semaines ou plus) en 2020.

Cette réorganisation forcée a engendré des nouvelles attentes de la part des travailleurs. Ainsi, 42% des personnes ayant expérimenté le télétravail souhaitent désormais obtenir plus de souplesse dans l’organisation du travail leur permettant d’alterner présentiel et distanciel, et près d’un quart (24%) souhaiteraient rester 100% à distance.

Des chiffres qui révèlent les inquiétudes liées à la situation sanitaire du pays. En effet, 55% des télétravailleurs ne se sentent pas encore prêts à reprendre le travail en présentiel et 62 % se disent préoccupés par les risques liés au retour sur leur lieu de travail ou aux déplacements domicile-travail.

Pour autant la perception du télétravail reste très mitigée dans le pays. En effet, 34% des télétravailleurs déclarent avoir ressenti des effets négatifs sur leur santé mentale en lien avec le distanciel. La première raison évoquée est l’isolement pour la moitié d’entre eux (49 %). En revanche, les deux tiers (66 %) reconnaissent qu'ils ont le sentiment que le travail à domicile les aide à mieux équilibrer leurs vies personnelle et professionnelle.