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75% des PME et ETI Françaises reconnaissent ne maîtriser que partiellement leurs risques

Pour la 2ème année consécutive, l’étude OpinionWay pour QBE France sur la gestion des risques des PME et ETI françaises confirme une certaine prise de conscience de l’importance de cette problématique pour les dirigeants d’entreprises. Pourtant, les PME et ETI françaises peinent toujours à mettre en œuvre des mesures concrètes de prévention, et 75% d’entre elles reconnaissent ne pas maîtriser totalement leurs risques.

 

Parmi ceux-ci, les risques humains (difficultés de recrutement, accidents du travail…) restent les plus rencontrés par les entreprises, tandis que les risques matériels (bris de machine, incendies, intempéries…) connaissent une forte hausse. Par ailleurs, on note que les risques cyber font l’objet d’une réelle prise de conscience chez les dirigeants de PME et ETI, notamment dans le contexte de la mise en place du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).  

La gestion des risques : un enjeu perçu comme majeur par les PME et ETI, qui peinent pourtant à y répondre

Selon l’étude OpinionWay menée pour QBE France, les PME et ETI françaises identifient désormais à 78% la gestion des risques comme un de leurs enjeux majeurs, contre seulement 65% en 2018.

Une prise de conscience confirmée par le fait que 43% des personnes interrogées la citent comme étant l’un des principaux éléments sur lesquels repose leur compétitivité, à égalité avec le positionnement prix et juste derrière la stratégie commerciale (59%) et l’innovation/R&D (45%).

Une véritable culture du risque commence donc à émerger et se renforcer dans ces entreprises, alors même que le niveau de risque perçu n’a pas augmenté par rapport à l’an dernier (73%).

Pour autant, la maîtrise de ces risques reste très partielle chez les PME et ETI françaises. En effet, si elles indiquent toutes avoir initié des actions de gestion des risques, elles sont 75% à déclarer ne maîtriser ces derniers que partiellement, un phénomène en augmentation de 10% par rapport à l’an dernier.

Le manque de temps ou de ressources (52%) reste le frein principal avancé par les répondants. D’ailleurs plus de la moitié des entreprises (51%) pensent que la gestion des risques doit se faire au quotidien, et 49% d’entre elles estiment que tous les employés devraient être impliqués et formés.

Les assureurs et courtiers en assurance ont ici un rôle à jouer car ils sont identifiés parmi les acteurs les plus légitimes en matière de conseil en gestion des risques (62%), devant les avocats (58%) et l’inspection du travail (57%).

Aujourd’hui, les entreprises attendent des acteurs de l’assurance qu’ils les aident à analyser les risques les plus probables (76%), les accompagnent dans la mise en place de processus efficaces de gestion des risques (71%) et proposent des offres sur-mesure (66%).

Des risques humains qui se confirment en tête des préoccupations des dirigeants, et une augmentation des risques matériels et du risque cyber

Cette année encore les risques humains sont ceux les plus identifiés par les PME et ETI françaises (78%), et notamment les risques liés au recrutement puisque 44% des dirigeants estiment qu’ils ont augmenté au cours des 12 derniers mois.

Les 5 risques humains rencontrés par le plus grand nombre de PME et ETI

 

 

Les risques matériels sont quant à eux en forte augmentation par rapport à l’an dernier puisque plus de la moitié des entreprises (51%) y font face. Il en ressort notamment les risques naturels qui ont augmenté de 9 points, du fait probablement d’une année 2018 marquée par de nombreuses intempéries.

 

 

L’émergence d’un nouveau risque : le risque cyber

Faisant l’objet d’une prise de conscience assez récente, le risque cyber émerge cette année dans le contexte de la mise en place du Règlement Européen de Protection des Données. En effet, le RGPD a permis de mettre en lumière les dangers liés à la violation des données personnelles, et 66% des répondants estiment qu’ils ont été sensibilisés à ce risque au moment de la mise en place de cette nouvelle règlementation européenne.

Pourtant, cette prise de conscience n’a pas donné lieu à de véritables mesures de prévention puisque 38% des entreprises n’ont encore rien mis en œuvre pour se prémunir contre ce risque. De plus, sur les 62% de PME et ETI déclarant avoir mis en œuvre des moyens de prévention, il s’agit pour la plupart de ressources internes (75%), et seules 1/3 ont réalisé une évaluation de leur vulnérabilité.

« L’augmentation des risques matériels et l’émergence de nouveaux risques comme le risque cyber montrent que les PME et ETI font face à des problématiques de plus en plus diverses. En effet, aujourd’hui elles se sont fortement internationalisées, et doivent donc faire face aux mêmes risques que les grandes entreprises, comme par exemple ceux liés aux aléas climatiques. De la même façon, le RGPD a permis de faire émerger le risque cyber comme un élément clé pour les PME et ETI, puisque toutes les entreprises européennes y sont soumises, quels que soient les moyens humains et financiers dont elles disposent pour s’en prémunir. Pour les aider à mettre en œuvre une démarche structurée de gestion des risques, QBE a développé une offre de conseil, associée à son offre d’assurance, à destination des PME et ETI. » déclare Renaud de Pressigny, Directeur Général de QBE France.