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PME et ETI : la gestion des risques comme levier de compétitivité

Par Delphine Leroy
Directrice Générale - QBE France

Une palette de risques de plus en plus complexes et qui augmente pour près de 30% des dirigeants : l’année 2021 n’aura pas été de tout repos pour les PME et ETI françaises.

Mais, avec une attention plus importante portée à la gestion de ces risques, ces entreprises montrent qu’elles ont bien pris conscience de l’importance de cette notion pour leur activité.

Alors que la France entame sa troisième année dans un contexte de crise sanitaire et économique, la gestion des risques devient un élément de plus en plus prégnant pour les PME et ETI, comme le montre la 5ème édition du baromètre QBE/OpinionWay. Elle est ainsi perçue comme l’un des éléments sur lesquels repose le plus leur compétitivité (51%) après la stratégie commerciale (61%) et juste derrière l’innovation et la R&D (52%). Une évolution particulièrement notable puisque la gestion des risques arrive en troisième position, preuve que les chefs d’entreprise ont pris conscience de l’importance d’anticiper ces risques pour pouvoir y répondre.

Des risques spécifiques liés au contexte de crise
Le contexte de crise inégalée dans lequel nous nous trouvons depuis 2 ans n’y est évidemment pas pour rien. En effet, même si plus de la moitié des sondés (58%) estiment qu’ils font face à un niveau de risques identique à celui de l’année précédente, pour 29% d’entre eux, ce dernier augmente par rapport à l’ère pré-covid. Trois risques émergents liés spécifiquement à la crise ont été, de plus, identifiés : la pénurie ou la hausse du prix des matières premières (54%), l’obligation de mettre en place un protocole sanitaire strict (44%) et la fragilisation de la santé mentale des collaborateurs (30%), liée notamment au télétravail. De quoi venir complexifier davantage le panorama des risques auquel font déjà face les PME et ETI.

Un risque humain particulièrement reconnu dans ce contexte de crise
Les risques identifiés demeurent stables dans l’édition 2021 du barème, avec un top 3 que l’on retrouve d’année en année. Le risque humain arrive en première position pour près de 8 dirigeants sur 10 et connaît une hausse de 3 points par rapport à 2020. Plus largement, ce risque est en hausse depuis 3 ans, clairement impacté par la pandémie. La cinquième vague de novembre-décembre 2021, et son impact sur les arrêts maladie, a ainsi profondément marqué les esprits et cela s’en est ressenti dans les résultats du baromètre. Autre difficulté identifiée : celle du recrutement et des démissions, qui grimpe de 5 points. Avec des environnements et un rapport au travail profondément bouleversé depuis le début de la crise, PME et ETI sont engagées dans une réflexion à long terme pour attirer les talents et les conserver. Les risques matériels (55%) et de marché (48%) arrivent, quant à eux, en deuxième et troisième position avec une baisse de 5 points pour chacun.

Un risque cyber sous-évalué
Le risque immatériel (cyber, sanitaires, réputation) occupe la dernière place du classement et accuse une baisse de 8 points (30% en 2021 contre 38% en 2020), malgré une année très marquées en attaques informatiques notamment. Alors, comment expliquer de tels chiffres ? La réponse est à trouver du côté des actions mises en place par les PME et ETI : 78% d’entre elles ont revu leurs dispositifs de protection par de la formation ou des mises à jour de leurs logiciels. Ces plans d’action, s’ils sont positifs, ne doivent pas pour autant pousser les dirigeants à baisser leur garde vis-à-vis de ces risques qui peuvent, très vite, paralyser leurs activités. Parmi les risques émergents, on note un renforcement des catastrophes naturelles avec des événements météorologiques extrêmes plus violents et plus fréquents, qui font peser un risque accru sur l’avenir des activités des ETI/PME. Ces dernières prennent ainsi davantage conscience de l’importance des enjeux liés à la responsabilité et à la durabilité de leurs activités.

Les assureurs au service des PME et ETI
Si 41% des dirigeants interrogés estiment mieux maîtriser leurs risques, la crise Covid ayant joué un rôle important dans cette prise de conscience, ils sont seulement 26% à penser pouvoir les gérer totalement, le reste estimant devoir être accompagnés par des professionnels. Une situation assez compréhensible puisque les PME et ETI ne disposent pas de spécialistes en gestion de risque au sein de leurs organisations. Un rôle que doivent occuper les courtiers et les assureurs avec notamment des dispositifs de cartographie de risques adaptés à leurs clients. Et les dirigeants le comprennent : parmi les entités identifiées comme pouvant les accompagner dans leur gestion des risques, les courtiers/assureurs se situent en 3ème position (63%). La preuve que ces derniers doivent s’attacher à fournir une véritable mission de conseil et d’accompagnement, dans une démarche pédagogique.

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Delphine Leroy

Delphine Leroy

General Manager, European Markets

Delphine.Leroy@fr.qbe.com